Une expérience qui promet d'être?enrichissante?pour Mme McGrath, qui a obtenu son brevet de pilote privé en 2003. Elle compte dans son carnet de vol plus de 400 heures. «C'est un voyage que je n'aurais jamais fait toute seule. Même que je n'y avais pas pensé : c'est Guy [Houde] qui m'a ouvert ces possibilités-là et qui m'a parlé de ses propres expériences», de dire cette retraitée du gouvernement du Québec. «En regardant ça, j'ai dit : ?Ouais, c'est le meilleur temps pour le faire.? [...] Avec en masse de pilotes qui ont pas mal plus d'expérience que moi. C'est un cadre qui est l'idéal pour quelqu'un qui est quand même ?jeune? comme pilote.»
Sa coéquipière, employée de Services Québec, a trouvé l'occasion en or de joindre l'utile à l'agréable. «Ce qui m'habite, c'est de traverser le Canada au complet. De voir toutes les provinces. Et les voir du haut. Aller voir le Yukon, les Territoires du
Nord-Ouest. [...] Frôler les Rocheuses», énumère Mme Lauzier.
«C'est aussi faire de la navigation avec Patsy pendant deux semaines. Je ne suis pas une pilote. [...] Je n'ai pas d'intérêt à piloter un avion. Mais accompagner pour piloter, c'est quelque chose qui m'intéresse», ajoute celle qui agit aussi comme navigatrice à l'organisme SERABEC (Sauvetage et recherche aériens du Québec).
Un «vétéran»
Avec ses plus de 2000 heures de vol, Guy Houde est un «vétéran». Il a survolé quatre fois l'Australie et plusieurs fois - il ne les compte plus - les États-Unis et l'Ouest canadien. Dès qu'il a eu son brevet de pilote, au début des années 90, il a entrepris un long voyage qui l'a emmené en Colombie-Britannique, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Californie, au-
dessus du Grand Canyon, au Colorado, et à New York.
«Un gros avantage de faire ce genre d'activité-là, [...] c'est de prendre de l'expérience. Mais il y a des gens dans le groupe qui ont des avions plus rapides et qui ont aussi plus d'expérience. Ils sont certifiés pour voler aux instruments. Alors, quand on décolle le matin, ils décollent avant nous et ils sont nos éclaireurs», explique M. Houde. Il pourra compter sur deux coéquipiers, un pour la portion ouest du Rallye et un autre pour celle de l'est.
Zones inhospitalières
Survoler des zones inhospitalières (au nord du 50e parallèle) peut sembler inquiétant. Mais cela ne constitue pas un frein pour les trois aventuriers.
«On a là quand même 25 avions. À un moment donné, il y a quelqu'un qui va être capable de nous aider. [...] Puis, quand on traverse le parc [des Laurentides], si tu as un pépin, tu n'as pas grand place pour atterrir là non plus. Faut pas penser à ça», philosophe Mme McGrath.
«Si on va dans les endroits inhospitaliers, là ça a l'air inquiétant, mais c'est peut-être plus rassurant aller voler là qu'ici, parce que souvent, il n'y a pas de voiture, il y a plus d'avions, raconte M. Houde. Alors, il y a des mécaniciens. J'ai déjà vécu une expérience extraordinaire à Inuvik. Ça a pris une semaine, le gars a démanché mon moteur et il l'a refait.»
Expérience coûteuse
Pour faire ce voyage, il faut être solide financièrement. «J'ai recalculé ça ce matin. On est rendu à 6200 milles nautiques (11 482 km). Si tu calcules les cartes que tu achètes, et tu calcules les coûts avant [le Rallye], on va être certainement entre 8000 $ et 10 000 $», confirme Patsy McGrath.
Et ce, sans compter le coût de location d'un avion. Dans le cas de M. Houde, il est propriétaire de son Cessna 172, immatriculé C-GTOF. Quant à Mme McGrath, elle souligne l'ouverture des copropriétaires du Cessna 172 (C-GBKJ) qui ont bien voulu lui laisser l'avion pour la durée du Rallye.












