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Magasinage: les galeries souterraines prises d'assaut

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En raison du froid qui sévissait hier, les... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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En raison du froid qui sévissait hier, les consommateurs ont déserté les magasins de la rue Sainte-Catherine, préférant les galeries intérieures.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Martin Croteau
La Presse

Martha Martinez n'y peut rien: cette mère de famille travaille cinq jours par semaine et le temps lui manque à l'approche des Fêtes. Elle fait partie des milliers de personnes qui ont gagné le centre-ville de Montréal, hier, pour terminer leurs emplettes de Noël.

Si les commerces de la rue Sainte-Catherine semblaient plutôt délaissés en surface, hier, c'était une tout autre affaire dans les galeries souterraines. Des centaines de personnes y grouillaient, sacs à la main, à la recherche du cadeau idéal.

Martha Martinez a donc amorcé son parcours du combattant hier. Il lui fallait acheter une quinzaine de cadeaux, dont ceux de son conjoint, Leonardo, et de son fils, José Leonardo. Vers 15 h 30, elle avait terminé la moitié de la tâche. Elle trimballait quatre gros sacs lorsque La Presse l'a croisée à la sortie d'un café.

«J'ai acheté six cadeaux et il m'en reste huit à trouver. C'est pour ça que je me prends un petit remontant!» a-t-elle lancé en montrant sa tasse.

Dans l'esprit des Fêtes

Si le magasinage de dernière minute en stresse plusieurs, d'autres y ont pris goût il y a longtemps.

«J'attends toujours à la dernière minute, a confié Catherine, qui trimballait quatre sacs dans le Centre Eaton. C'est beaucoup plus de plaisir comme ça. On ressent bien plus l'esprit du temps des Fêtes.»

À l'extérieur, toutefois, les trottoirs qui longent la rue Sainte-Catherine étaient beaucoup moins bondés qu'à l'habitude. Les haut-parleurs accrochés aux lampadaires face aux Promenades de la Cathédrale ne diffusaient pas de musique des Fêtes, ils étaient silencieux.Par -10°C

La température de -10°C n'a pas aidé, convient Benoît Legault, un artisan qui vend ses bijoux au square Phillips. Mais pour ce petit entrepreneur, la faible affluence dans les rues montre que les consommateurs ont déserté le centre-ville.

«Ça fait 22 ans que je suis établi ici pendant les Fêtes et c'est ma pire saison», a-t-il déploré.

Signe des temps, M. Legault a passé plusieurs heures dans le froid avant de fermer son stand et de rentrer chez lui en milieu d'après-midi. Pas la peine de rester jusqu'à la fermeture des boutiques: il n'avait pas vendu une seule pièce.

Michel Lapointe, un amuseur de rue qui revêt des habits de superhéros, n'était pas déguisé hier après-midi. Il avait aussi décidé de terminer sa journée de travail de bonne heure. «Au moins une centaine de personnes ont passé devant moi sans rien me donner, a-t-il relaté. Parfois, pendant les Fêtes, tu peux faire 200 $ dans une journée. Aujourd'hui, j'ai fait 20 $.»

Un sondage mené pour le Conseil québécois du commerce de détail révèle que le ménage moyen dépensera 637 $ pour la période des Fêtes. C'est une légère baisse par rapport à l'an dernier, alors que les familles s'attendaient à dépenser 644 $.

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