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Les francophones laissent Montréal s'angliciser

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Après avoir passé quelques semaines chez les Français du Canada et... (PHOTO: FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO: FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

Patrick Poisson

L'auteur est professeur de français langue seconde auprès des immigrants et étudiant à la maîtrise en éthique appliquée à l'Université de Sherbrooke.

Après avoir passé quelques semaines chez les Français du Canada et apprécié la culture française des régions éloignées du Québec, Stefan Zweig écrivait ceci dans le Frankfurter Zeitung du 25 mars 1911?: «Montréal est déjà perdu pour les Français en raison de la rapidité avec laquelle afflue une population étrangère. [...] Toute personne raisonnable devrait conseiller à ces Français de mettre un terme à leur résistance, mais la déraison est ici si merveilleusement héroïque que l'on a une seule envie: encourager ces descendants des hardis aventuriers.»

Nous pouvons aujourd'hui affirmer que Zweig avait tort et que le XXe siècle aura donné raison aux «déraisonnables». Cent ans plus tard, par contre, la vapeur semble se renverser. Avenue Mont-Royal un dimanche après-midi, les commerçants nous accueillent en anglais. Rue Dorion, un samedi soir, les fumeurs sur les balcons boivent et discutent en anglais. L'anglais, que l'on excusait à l'ouest du boulevard Saint-Laurent, s'est déplacé de l'autre côté de la célèbre artère. Et c'est avec un naturel déconcertant qu'on l'utilise comme s'il avait toujours existé.

Jean Charest aura beau jouer au super naïf, il ne trompe personne. Montréal devient anglophone. Pas seulement chez les nouveaux arrivants de l'ouest de l'île, mais bien chez les francophones.

Les lois linguistiques déclarées inconstitutionnelles, la culture américaine en super concentré, la mollesse du Canada à défendre sa minorité linguistique, la migration des francophones vers les banlieues, etc. Tous changements dans ces domaines ne ramèneront pas le français à Montréal tant que les francophones ne seront pas plus proactifs dans la préservation de leur héritage culturel français.

Bon nombre d'immigrants me répètent qu'ils se font répondre en anglais lorsqu'ils essaient de parler français. Combien de fois a-t-on accepté de se faire servir en anglais alors qu'il aurait été si simple de refuser le service et d'aller se pointer le nez ailleurs?

Les Montréalais francophones auraient bien besoin d'un coup de pied vous savez où! La grogne est palpable, les gens sont irrités. La tension monte entre francophones d'un côté et anglophones et allophones de l'autre. Malheureusement, nous continuons trop souvent, en tant que francophones, à croire que ça ne vaut pas la peine, que le combat est terminé et que, de toute façon, c'est déjà perdu.

Zweig aurait-il été témoin d'une prémonition? Peut-être. Une chose est certaine, c'est aux francophones que revient le choix de garder ou de céder leur place. Ils auront plus de chance en cessant d'accuser «l'autre» et en affirmant haut et fort leur identité culturelle. Soyons rassembleurs et soyons-le en français... si c'est ce que nous souhaitons vraiment.

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Commentaires (30)
    • paul_gendron

      28 octobre 2009
      09h38

      @fredxtini

      Entierement en accord avec vos propos. Nous sommes seuls maitres de nos malheurs, reels ou percus!

    • rgaut

      28 octobre 2009
      09h38

      Je travaille depuis quelques années dans un milieu de travail où la langue de communication est majoritairement anglophone. Environ un tiers des employés sont francophones bilingues, les autres sont allophones ou anglophones bilingues et environ 15% unilingues anglophones. Je parle à tous mes collègues bilingues en français et ceux-ci me répondent en français et quelques fois en anglais. J'ai réalisé qu'en forçant un peu le français au travail, mes collègues francophones parle plus le français et que la dynamique linguistique change en faveur du français.

      Cette situation est identique pour ma conjointe dans son milieu de traail et elle constate les mêmes résultats.

      Les gouvernements doivent faire leur part pour protéger le français mais chaque individu doit faire sa part et je crois qu'elle est loin d'être négligeable.

    • planecrazy

      27 octobre 2009
      15h38

      Je trouve cela amusant de lire tous ces commentaires qui lamentent l'état du français à Montréal. Surtout d'interlocuteurs qui n'arrivent pas à faire la différence entre l'infinitif et le participe passé. Cela semble confirmer le commentaire de fredxtini1 concernant les réformes de l'éducation, réformes qui vraisemblablement ont négligé la conjugaison des verbes!

    • alexpert

      01 novembre 2009
      10h16

      tous des gastéropodes, marchent sur leur ventre tellement ils sont pliés

    • marc_f

      27 octobre 2009
      15h39

      What always amazes me is how few people consider the right to "free speech" in our proncial language debate. How the majority has co-opted government so that its success is measured not by representing the interestes of as many of its citizens as possible, but how it represents the interests of the majority to the exclusion of its minorities. How a majority that has government services, health services, education services, legal services and professional services guaranteed in french, still demand that the burden of its own people speaking french be borne by anglophone and allophones not speaking their language, as opposed to francophones contiunuing to speak their own language. Tell me, how my speaking english to my friends hurts your ability to speak french to yours? What kind of society do we live in where those who demand that our children learn less, versus more languages, have a prominenet voice? It seems that ideology has gotten in the place of reason, and that is a bad place from which to govern.

    • pympau

      27 octobre 2009
      13h43

      Si les francophones veulent freiner "l'anglicisation" de Montréal, et bien ils n'ont qu'à y habiter en plus grand nombre. Autrement, qu'ils ne nous cassent pas les pieds avec leur guéguerres linguistiques d'un autre âge, si la majorité des montréalais est anglophones, et bien il faut évidemment s'attendre à ce que cela ait une influence sur le paysage linguistiques, qu'il s'agissent des commerces, des entreprises, ou de la vie culturelle.

    • Omni-TaG

      27 octobre 2009
      13h43

      Incroyable que cette question sur la langue, l'existance, et l'identité soit encore un sujet de discussions chez un peuple qui s'est récemment dit non à lui-même deux fois plutôt qu'une !

      La conséquence de dire non, c'était celle-ci justement.

      Z'aviez qu'à dire oui... Et encore à une vraie question !

      La question aurait dù être : "Voulez-vous, oui ou non, que le Québec devienne un état souvrain, membre du concert des nations et disposant d'un sière au conseil permanant de lONU ?"

      Et la réponse aurait dù être oui... Enfin si l'on voulait éviter ce genre de "forums" jusqu'à plus soif et jusqu'à instinction de la réalité francophone Québécoise.

    • kdahmane

      27 octobre 2009
      12h23

      Quand on est un immigrant fraichement arrivé avec toute sa famille et que l'on parle parfaitement français, on a plus de facilité à trouver du travail pour une compagnie anglophone que francophone.
      Le français est une langue seconde, parler français est un plus uniquement, alors arrêter de vous couvrir les yeux. que l'on vienne de france ou d'ailleurs, la procedure est la meme pour valider nos diplômes et pour pouvoir travailler dans un environnement francophone.

      Prenez l'exemple du monsieur qui a enseigné dans un lycée français à Abidjan, (25 ans d'experience) et on lui demande d'aller passer 4 ans sur les bancs universitaires pour apprendre on ne sait quoi.

    • pasdedentier

      27 octobre 2009
      12h23

      pendant qu'on entend parler anglais à l'est de St-Laurent, on entend parler français à l'ouest. Mtl a déjà été majoritairement anglophone dans son histoire.

      Le plus gros ennemi du français à Mtl est l'étalement urbain et l'industrie du bungalow. Plus de 200 0000 francos ont quitté l'île depuis 15 ans. Le 450 est francophone à plus de 90 %, seulement 7 % de la population du Grand Montréal est unilingue anglaise, le plus bas taux depuis la Conquête.

    • Gloucester

      27 octobre 2009
      12h23

      Si on vous dit, sur les bancs de l'école, que vous n'avez pas besoin d'apprendre une autre langue pour réussir et que vous constatez que ce n'est pas vrai, vous vous mettez à "baragouiner" dans une autre langue et à envier ceux qui la maîtrisent, qui ne sont sans doute pas passer par le même moule.

      La bataille est devenue inégale car, ceux qui sont réalistes, ont vu que les souverainistes qui ont réussi, tout au moins en politique, maîtrisaient parfaitement l'anglais comme MM Lévesque, Pariseau, Bouchard et Landry. Et je ne parle pas des gens d'Affaires.

      Alors, vous proposez qui comme héros ou comme modèle aux jeunes Québécois?

    • deleaubenis

      27 octobre 2009
      12h23

      De fait, le français ne prévaudra que lorsque les franco-québécois voudront bien prendre et garder leur place comme francophones. En français. À Montréal. Non seulement à Montréal aussi, mais à Montréal d'abord. Car une fois Montréal anglicisé, comment le reste du Québec pourrait-il rester dynamique et «séduisant» pour soit les immigrants ou les 'autochtones' (au sens large)?

      TOUT a été dit à ce sujet. Et que les francophones fuient en banlieue ; et que les Québécois français font moins d'enfants ; et qu'ils se laissent faire ou sont complaisants en se garrochant pour 'accommoder'-en-parlant-en-anglais, lorsqu'il faudrait au contraire s'affirmer en français (et en bon français!) ; etc.

      Bref, «on» est les premiers responsables du déroulement, de l'orientation et de l'aboutissement des choses à cet égard. On préfère gueuler contre des accommodements raisonnables eu égard à la religion ou à l'égalité sexuelle. Alors que c'est concrètement eu égard à sa langue, "live"..., sur le terrain, dans la vie de tous les jours, qu'on devrait refuser d'«accommoder» en anglais comme cela se fait dix fois trop souvent.

      S'il est plus facile ou plus "cool" de parler ou d'échanger en anglais, alors qu'on ne se plaigne pas. Qu'on passe à l'anglais. Et qu'on cesse de chialer après les anglos, les immigrants et les «autres».
      denis beaulé

    • draeron

      27 octobre 2009
      12h23

      Voici une tendance que j'ai remarqué, biensûr, ceci reste ma perception personnelle.

      Il y a 5-10 ans (pas si longtemps que ça), l'ouest de st-laurent était pas mal exclusivement anglo. Et peu de gens traversait la "main". Les jeunes universitaires (mcgill & concordia) sortaient rue cressent, les franco de l'uqam dans le quartier latin.

      Mais faut croire que cressent c'est rendu trop cher et envahi de jeunes touristes américains ou ontariens venu célébré le fait que ça ferme tard et l'âge légal est de 18ans. Alors les pauvres étudiants (c'est pas parce qu'ils sont anglos qu'ils sont riche, soyez en sur, ce sont après tout des étudiants), ont tout simplement migré vers les endroits moins cher. Simple règle économique.

      Lorsque la pinte de bière sera rendu à 8-9$ sur St-Denis comme elle l'est sur Cressent, croyez moi que les gens vont allez boire à Hochelaga...

      Aussi, l'avenue Mont-Royal est devenu une rues pratiquement plus fréquenté que St-Catherine. Je serais très curieux de savoir qu'elle proportion de gens qui parle anglais sur l'avenue Mont-Royal habite sur le plateau. Pensez-y, y a-t-il un équivalent "anglais" du plateau? réponse simple non.

      Il ya 20 ans, il y avais très peu de commerce sur mt-royal et l'endroit était peu visiter. Ce n'est que dans l'histoire récente que le plateau est devenu une sorte d'attraction touristique. J'ai personnellement rencontré un new-yorkais à Vancouver qui était venu à Montréal dans les années 70, il en revenait pas quand je lui aie compter qu'il y avait des boutiques "fancy" sur Mont-Royal. Il se rappelait bien de l'endroit, c'était là qui créchait quand il était venu.

    • marie83

      27 octobre 2009
      12h22

      J'habite en Colombie-Britannique depuis environ 4 mois. Ici, tout est généralement en anglais: les services de santé, les services des agences gouvernementales, les services publics et privés, etc. En fait, le seul endroit où on est pratiquement assuré de recevoir un service en français est chez Parcs Canada, où il ne suffit que d'un simple Bonjour! Malgré tout, j'ai trouvé ici plusieurs Québécois qui sont ex5tr-êmemen5t fiers de leurs origines et de leurs langues et qui demeurent ouverts sur le monde. Ce sont des gens pour qui un excellent français oral et écrit demeure important malgré notre status minoritaire ici. Ce sont des gens qui insisteront pour recevoir un service en français à chaque fois que cela est possible, car le Canada est officiellement un pays bilingue. Ce sont des gens qui discuteront en français avec un interlocuteur parlant cette langue peu importe le contexte. Bref, ils prennet des moyens actifs pour faire vivre le français au Canada.
      Moi-même, nouvellement hors-Québec , je n'ai jamais ressenti autant de fierté à clamer mes origines. Je me plais à enseigner quelques mots de français à mes collègues anglophones. J'écoute la radio en français. Je soigne mon langage.
      Je trouve que le Québécois moyen a toujours été du type "grand parleur, petit faiseur". Il se plaint que son identité es5t menacée, que le Québec devrait se séparer, que les Québécois sont différents. Je ne suis pas en désaccord avec tout cela. Mais bien avant toute manifestation de grandeur, chaque Québécois doit d'abord s'afficher fièrement dans son quotidien afin de réaffirmer sa culture. Et cela commence par un usage quotidien et correct de sa langue, tout en faisant la promotion.

    • claude-henri

      27 octobre 2009
      12h22

      @fredxtini1

      "Qui sème le vent récolte la tempête!" non mais quel vent on a semer? À part vouloir exister je n'en vois pas d'autre!

      ... il ne vous est jamais venu à l'esprit que le Québec est une province canadienne, et que peut-être que ça jouait en sa défaveur? Serait-ce si impossible que d'avoir un gouvernement étranger qui occupe notre territoire nous nuise? Le Canada fait nos lois et nous abreuve de faux souvenirs fondateurs, il faut s'en débarasser, c'est urgent ! Et comme s'il y avait du racisme au Québec, vous confondez racisme et résistance. Êtes-vous déja seulement sorti du Québec, savez-vous ce que c'est réellement racisme?

      S'il y a quelque chose qui mérite de disparaître, c'est votre mentalité de perdant, arriéré comme ce n'est pas permis, défaitiste comme si c'était vertueux de perdre, une mentalité de provinciaux et minable en définitive.

    • claudeb.

      27 octobre 2009
      12h22

      fredxtini, je n'en reviens pas de lire cette phrase "...ils ont depuis toujours montré un complexe d'infériorité et de méfiance envers les immigrants"
      Etes-vous un immigré ou un vieux de 90 ans? "...En inventant des lois linguistiques imbéciles et racistes qui ne règlent pas le problème." ?????
      "...Un peuple qui se contante de m.diocrité mérite de disparaître!!!!"
      Hé bien fredxtini, disparessez!

    • mbiSON

      27 octobre 2009
      12h22

      je trouve qu'il y a un grosse exagération sur le sujet.

      Si un bilingue parle anglais avec ces chums; ca ne veut pas dire qu'il ne parle pas le français. Au boulot; il parle français et le soir il parle anglais

      anyway; much ado about nothing

    • trucmuch

      27 octobre 2009
      12h22

      Il est clair que les Québécois n'aiment pas les étranger et ne laissent pas non plus travailler les étrangers, ils sont terriblement jaloux et hypocrite je suis tout a fait d'accord avec: fredxtini1
      ils critiquent sans arrêt et rejette leur propre faute sur les autres. ils piquent les idées des autres, c'est tout.
      Beaucoup de gens à consonance étrangère viennent ici pour plusieurs emplois qualifiés mais toujours ces mêmes barrières qu'on nous dressent c'est épouvantable quand on voit des gens qui ne sont même pas qualifié avoir de bonnes situations.
      Ils se la coule douce en faisans du protectionisme.
      Les étrangers ont bien plus de chance dans le reste du Canada a Toronto les étrangers sont les bienvenus ici c'est un peuple de frustré.


    • niklas

      27 octobre 2009
      12h21

      Je me demande si Montréal n'est pas plutôt en train de devenir de plus en plus bilingue...
      À savoir que de plus en plus de francophones parlent anglais, et que de plus en plus d'anglophones parlent français.

      Sinon, oui, j'ai remarqué qu'il y a de plus en plus d'anglos dans le Plateau.

    • grisou53

      27 octobre 2009
      12h22

      Dommage, très dommage ! Cette belle petite fleur bleue qui semblait s'épanouir à tout vent au travers cet immense champ à fleurs rouges commence à faner. La nature de l'espèce japonicum Acer, cette fleur rouge qui croît excessivement vite fait qu'elle ne laisse aucune place à d'autres espèces, telle la fleur de lys de couleur bleue.

      Je travaille pour une firme à caractère économique dans l'ouest de l'île de Montréal. Je puis vous affirmer sans l'ombre d'un doute qu'il se fait tard, trop tard peut-être pour garantir la survie du français ici à Montréal et un peu plus tard dans le reste du Québec. Les faits ne trompent pas. Quelques petites anecdotes ? Parfois lors de mes visites, je présente un formulaire bilingue à compléter. Et bien non content d?être bilingue, on veut parfois un formulaire uniquement en anglais comme quoi le français était à proscrire tout simplement. Quand je parle en anglais avec un certain accent, on m'invite promptement à parler ... anglais. Je suis atterré, découragé ! Je peux visiter une centaine d'entreprises par jour et quand je rencontre une personne qui s'exprime dans la langue de Molière et bien je suis fort surpris ! Je fais ce travail depuis plus de dix ans et je me rends compte surtout depuis ces dernières années que l'avancée de l'anglais est galopante surtout chez les nouveaux arrivants. Je constate aussi que nous, québécois francophones, n'avons même plus de fierté en notre spécificité. Nous sommes fiers de parler la langue dominante de ce continent et sans aucune gêne, nous aimons aborder l'autre de prime abord en anglais. Soit que nous sommes naifs ou inconscients ou soit que notre héritage n'a plus aucune valeur mais une chose est sûre : nous allons disparaître à la vitesse grand V si rien ne change et ça presse. Et comme disait Pierre Falardeau "Un peuple qui se meurt, ça meurt longtemps ..." Parlez-en aux cajuns de la Louisiane !

      Faudrait se décider une fois pour toutes. Il faut faire du Québec un pays ! Un pays ouvert sur le monde mais un pays qui veut préserver son identité et sa langue. Ce n'est surement pas avec l'équipe de Jean Charest que nous règlerons le problème. Ce gouvernement travaille comme un jardinier qui veut produire que les espèces homogènes et ne s'applique pas à préserver cet espèce différente qui dérange. Car le jour où la fleur de lys bleue sera envahie par le japonicum Acer rouge, il sera trop tard. Le champ deviendra uniforme sans aucune variété de couleur, de parfum et de forme. Et le monde deviendra un peu plus monotone, un peu moins attrayant.

      Dommage, très dommage !

    • paul_gendron

      27 octobre 2009
      12h21

      Ce que nous faisons colonisé comme peuple à force d'obséder sur la langue de Shakespeare! On craint plus le mot anglais que le H1N1 (mais, bizarement, les mots italiens, espagnols, créoles, chinois etc sont bien tolérés). Alors je vous propose un concept révolutionnaire...pourquoi ne pas faire comme partout ailleurs au pays et profitez de la vie et laissez les autres en faire autant. À Halifax, Toronto, Calgary, Vancouver, on s'en fiche comme de l'an 40 quel langue parle un parfait étranger. Soyons donc un tantinet égoïste...moi j'aime parler le français alors je le parle. Le voisin? Qu'il parle ce qu'il veut, je m'en fou! Et si je rentre dans votre commerce et vous me parlez une langue que j'ignore, et bien je m'en vais. Aussi simple que ça. Pas besoin d'en faire un drame. Laisser les gens vivre leur bonheur et soyez heureux dans votre propre bonheur.

      Oui je sais, on ne pourra jamais faire ça au Québec; on est trop mémère. Il faut qu'on est notre nez partout. Mais imaginez si on arrêtez de vouloir s'imposer sur les autres. Imaginez si on laissez les autres vivre en paix. Imaginez...le Québec autrement.

    • ben_mtl

      27 octobre 2009
      12h21

      La question linguistique a toujours suscité des passions?.

      Mais vous êtes vous déjà demander pourquoi ont parlais français?.

      Je ne suis pas historien, je ne me trompe pas trop en disant que c?est a cause d?un roi français quelquonque qui a torturer mes ancêtres jusqu?a se qu?il parle la langue qu?il avait choisit? (idem pour a peut prêt tout les langues)

      Pourquoi je me sentirais obligé de perpétuer cette tradition ???

      Pour moi la langue est rien de plus qu?un média de communication? et les média évolue dans le temps (Ex : Beta vs VHS.... ont est rendu au Blue Ray)

      Dans ma vie de tous les jours j?ai besoin du français et de l?anglais? un jour se sera peut-être autre chose.

      Et, je crois sincèrement que mes arrière petits enfants devront être trilingues pour réussir dans la vie : Espagnol, cantonais et arabe? (pas de français, ni d?anglais)

    • timou67

      27 octobre 2009
      12h21

      donnez des emplois aux immigrants et le quebec parlera plus en francais..allez verifiez l'organigramme des ministeres du quebec(du ministre jusqu' a la receptionste) et essayez de trouver des noms qui ne sont pas quebecois telque : bourassa,gagnon etc...les mutlinationales par contre embauchent plus les immigrants puisqu'ils font affaire pas avec la france ni afrique mais avec les americains et chinois etc.. alors ce debat restera toujours et d'ailleurs les quebecois ont ferme leur robinet pour avoir plus d'enfants ,par contre les immigrations,la machine est en marche :)

    • Unspoken_Request

      27 octobre 2009
      12h21

      @fredxtini
      Vous mélangez les choses. Votre pensée sur le sujet est pour le moins confuse.

      Je suis contre la réforme, mais la réforme de l'éducation n,a rien à voir là-dedans. De plus, il est faux de croire que les jeunes sont plus illettrés que leur parent.
      Les jeunes de l'élite sont plus incultes. Il y a beaucoup "d'excellence" intellectuel et culturel tel que le produisait les collèges classique.
      Par contre, si on compare l'ensemble de la population avec l'ensemble de la population d'il y a 30-50 ans (et non avec les finissants des collèges classiques), les jeunes ont plus de cultures et sont plus lettrés.

      Sur le français,
      1) vous critiquez "les francophones" d'autrefois de ne pas avoir voulu intégré les immigrants parce qu'ils n'étaient pas catholiques. Cette décision provient de l'Église et non "des francophones".

      2) Vous critiquez la loi 101 comme une loi "imbécile et raciste". Comment #1 peut-il être compatible avec #2?
      Êtes-vous conscient que cela a déjà été tenté, le libre choix de la langue de l'école pour tous. Bien après que les restrictions de l'accès aux écoles francophones aient été enlevé, la très grande majorité des immigrants continuaient d'aller à l'école anglaise.
      Que fallait-il faire? Laissez Montréal devenir unilingue anglais?

      La vérité est la suivante, Montreal serait encore plus anglophone sans la loi 101. Cette loi limite le choix des parents dans leur accès à un service public, mais elle est nécessaire étant donné que le Québec représente une société francophone de 7 millions entouré d'un océan de 330 millinons.

      BTW, tout le monde oublie que les immigrants peuvent envoyé leurs enfants à l'école privé anglaise. Seulement, ils ne recevront aucun argent du gouvernement pour ça (école privé non subventionné).

      En effet, pourquoi est-ce que la collectivité de 80% de francophones paieraient pour accélérer son assimilation à la masse anglophone nord-américaine?

    • etienne11

      27 octobre 2009
      12h21

      On n'entend pas parler anglais sur le Plateau et sur la rue Dorion parce que les Québécois francophones ne refusent pas assez systématiquement de ne pas se faire servir en français. On entend parler anglais sur le Plateau et sur la rue Dorion parce que les Québécois francophones décident d'habiter Blainville, Mirabel, St-Jérôme ou Boucherville plutôt que sur le Plateau ou sur la rue Dorion, parce qu'ils n'aiment pas la ville, parce qu'ils ne veulent pas que leur enfants soient élevés en ville, parce qu'ils ne veulent pas avoir de culture urbaine.

      La seule et unique façon d'empêcher l'anglicisation de Montréal, c'est de l'habiter et d'y vivre.

    • rogerheb

      27 octobre 2009
      12h20

      Bravo fredxtini1,
      Vous semblez avoir très bien compris les incongruités des francophones bornés. De plus il faut vivre et laisser vivre, comme dit le dicton. Arrêtons de tout mettre sur le dos des anglophones,allophones et francophones qui veulent un meilleur avenir et qui veulent s'ouvrir sur le monde. Si le français est utile, il sera utilisé.

    • claularo

      27 octobre 2009
      12h20

      Est-on vraiment surpris de ce constat?
      Quand les Québécois francophones se donneront-ils un projet rassembleur?
      Ne craignez rien je ne veux surtout pas parler de souveraineté ou d'indépendance ou de séparatisme.
      Les Québécois passent leur temps à regarder en arrière et il en faut pour preuve une devise aussi stupide que réductrice: "Je me souviens"
      Les Québécois se disent inclusifs, alors je me demande qu'est-ce que nos immigrants vont nous répondre à la question: de quoi te souviens-tu?
      Nous sommes les seuls à avoir une devise portée vers le passé. Tous les autres peuples de la terre regardent vers l'avenir, regardent en avant à travers leur devise.
      On a un méchant torticolis à soigner.
      La faiblesse de notre langue n'a rien à voir avec les anglophones ou les allophones. Respectons notre langue sacrebleu. Est-ce que Tintin nouvelle mouture pourra nous y aider .....

    • colorak

      27 octobre 2009
      12h20

      Dégradant ! manque de fiereté, horrible, rien qu'a y penser, dans une vingtaine d'années Montréal vas-être le Port au Prince du Canada !

    • fouellet1701

      27 octobre 2009
      12h21

      Je vis à l'extérieur du Québec depuis plusieurs années, incluant près de 15 ans à Toronto et puis vous dire que la langue et la culture ça commence à la maison. Mes enfants ont conservé leur français parce que je m'efforce constamment à les mettre dans des situations demandant de parler ou d'écrire en français, le plus souvent possible.

    • sblais18

      27 octobre 2009
      12h21

      tout le monde est unanime pour dire que l'assimilation va bon train, sauf ce gouvernement d'incompétants qui nous gouverne. Nous avons ce que nous méritons. Tant et aussi longtemps que nous laisserons Charest au pouvoir, soyez assurez de la disparition à moyen terme de notre nation québecoise francophone. UN PAYS S.V.P., l'ultime solution !!!!

    • fredxtini1

      26 octobre 2009
      16h21

      Qui sème le vent récolte la tempête! Les Québécois francophones de souche ne font plus d'enfants depuis des années, ils ont depuis toujours montré un complexe d'infériorité et de méfiance envers les immigrants, en assumant que les immigrants ne veulent pas parler français, en forçant les immigrants francophones non catholiques d'aller à l'école anglaise sans que ces derniers le veuillent, en n'engageant pas de gens à consonance étrangère pour plusieurs emplois qualifés parce que dans le fond, ils sont pas come nous autres!!! En inventant des lois linguistiques imbéciles et racistes qui ne règlent pas le problème. Aussì, en laissant l'enseignement traditionnel et faisant par toutes sortes de réformes de l'éducation, des générations d'incultes et de quasi-illettrés. ne vous étonnez pas si les gens se sentent plus à l'aise en anglais. On est toujours plus à l'aise dans une culture qui nous accepte et qui est inclusive. Un peuple qui se contante de m.diocrité mérite de disparaître!!!!

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