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Augmentez plutôt mes impôts !

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  • Augmentez plutôt mes impôts !
Jean Charest à l'Assemblée nationale, aux côtés des... (Photo: PC)

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Jean Charest à l'Assemblée nationale, aux côtés des ministres Jacques Dupuis et Raymond Bachand.

Photo: PC

 

Benoit Tessier

Le gouvernement Charest entend tenir une «vaste consultation» afin d'identifier les mesures à prendre pour que le Québec retrouve le chemin de l'équilibre budgétaire. C'est un exercice louable et, à première vue, fort démocratique, qui devrait permettre à maximum de citoyens de participer aux choix de société qui doivent être faits dans la détermination de nos priorités budgétaires.

Dans la pratique, on sait toutefois que le gouvernement Charest a déjà annoncé ses couleurs et que, comme au grand sommet sur le déficit zéro de 1996, les conclusions sont écrites avant même le début de quelque consultation que ce soit. Les ministres du gouvernement abordent sans équivoque des sujets comme l'augmentation des tarifs des services publics, l'instauration du principe d'utilisateur-payeur dans les services publics et le maintien de l'impôt sur le revenu «le plus près possible de la moyenne canadienne».

Peu importe le déroulement et les résultats de cette vaste consultation, il y a lieu de se questionner sur les valeurs et les motivations qui poussent les membres de notre gouvernement vers ces choix de priorités.

Les services publics sont d'abord et avant tout des services (santé, électricité, éducation, transport en commun) que l'on considère comme essentiels et auxquels chaque Québécois devrait avoir accès, peu importe son revenu personnel. En ce sens, une tarification de ces services selon le principe commercial d'utilisateur-payeur apparaît absurde et contraire à l'objectif et à la fonction première d'un service public, c'est-à-dire d'être accessible à tous.

Les coûts de la plupart des services publics se partagent effectivement entre le financement gouvernemental et la tarification du service. Le choix de considérer par exemple l'éducation et le transport en commun comme des services publics qui devraient, par choix de société, être accessibles à tous nous confèrent la responsabilité collective de leur assurer un financement suffisant afin qu'ils continuent à remplir leur rôle efficacement.

Ainsi, il est inévitable que les coûts de fonctionnement de ces services publics augmentent d'une manière plus ou moins constante. Afin de maintenir la qualité et l'accessibilité du service, le financement gouvernemental doit suivre. L'instauration du principe d'utilisateur-payeur dans les services publics viendrait complètement dénaturer le rôle et la place des services publics dans notre société. À partir du moment où le tarif du service devient une barrière qui le rend inaccessible à une portion significative de la population, ce service perd son rôle social et devient un luxe réservé aux privilégiés.

Il est de notre devoir, en tant que collectivité, qu'un hypothétique ticket modérateur en santé, que les frais de scolarité, les tarifs d'électricité et les tarifs de transport en commun demeurent en deçà du niveau qui rendrait ces services inaccessibles aux moins fortunés d'entre nous.

Pour y arriver, la décision courageuse d'augmenter progressivement, mais significativement l'impôt sur le revenu, aussi impopulaire soit-elle, doit être considérée. Un taux d'imposition progressif, comme celui qui existe au Québec, a un impact sensiblement identique sur les finances personnelles de tous les contribuables qui y sont soumis, tout en procurant à l'État les moyens nécessaires au financement des services publics.

Pour quelqu'un comme moi qui a la chance d'occuper un emploi stable et d'être confortablement assis au coeur de la classe moyenne, que signifie de payer 1000 $ de plus d'impôt par année lorsque mes dépenses en biens et services non essentiels (pensons seulement aux produits informatiques et électroniques, au câble, à l'internet) dépassent largement ce montant ?

Ces mêmes 1000 $, bien investis dans nos services publics, peuvent d'un autre côté faire la différence entre le choix - ou non - pour un étudiant de s'inscrire à l'université.

C'est une question de priorités et de choix de société. Je m'achète une nouvelle télé ou bien j'assure la mobilité sociale de mes concitoyens en leur donnant accès au transport en commun, à l'éducation, à la santé, etc.

Arrêtons les tabous et assumons nos choix. Pour ma part, dans le cadre de la consultation que veut lancer le gouvernement sur le retour à l'équilibre budgétaire et l'avenir des services publics, je n'ai aucun problème à clamer: M. Charest, augmentez mes impôts !

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Commentaires (18)
    • precept00

      23 septembre 2009
      11h17

      Bon, on va mettre quelquechose au clair, une augmentation d'impot n'entrainera pas nécessairement une augmentation des revenus. Les gens fortunés de notre sont ceux qui paient le plus d'impôt. Si on augmente leur fardeau, vous allez les voir déguerpir ou s'arranger pour refiler le fardeau aux autres.
      TRÈS mauvaise idée d'augmenter les impôts.

      En revanche, ce n'est pas mieux de faire payer l'utilisateur comme vous l'avez bien expliquer.

      Je ne suis pas contre le principe d'un ticket modérateur pour désengorger les urgences. Je suis pour l'augmentation des frais de scolarité, j'ai payé mes études moi-même en travaillant à temps partiel et avec tout les crédits d'impôts reliés aux études, je pouvais me permettre de les payer et de subvenir à mes besoins.
      Je suis également pour une taxe sur les objets de luxe. Ca demanderait un peu plus de travail pour les fonctionnaires, mais ils devraient être en mesure d'y arriver.

      Mais ce qui devrait être une priorité, cette une redevance sur l'eau puisé dans les sols québécois. Il y en a sur le pétrole en Alberta, pourquoi pas sur l'eau ?? On est deja prêt à payer 1$ la petite bouteille pour de l'eau embouteiller alors qu'on nous fourni une eau potable gratuitement. J'aimerais bien voir une étude la-dessus.

    • Pragmatisme

      23 septembre 2009
      11h17

      Des services doivent augmenter. L'électricité en est un exemple, quitte à trouver des solutions pour préserver le niveau de vie des plus pauvres. Il n'y a aucune raison d'avoir des tarifs aussi bas pour l'électricité. Les autres tarifs ne devrait pas être augmenté dans un optique de taxation indirecte mais seulement dégelés et indexés selon l'inflation.

      Pour le plus gros il faut augmenter la TPS et les impôts. Moi j'en ai plein le /$?%$ des babyboomers qui se donnent des baisses d'impôt avant la retraite (au moment où leur salaire est les plus élevé) afin de se payer une plus grosse TV plasma et aller dans le sud cette hivers en me laissant avec une dette colossale. No way ! Vous nous avez endetté que le cr/$% vous vous êtes payés la belle vie, vous nous avez fait subir les clauses orphelins et vous avez sous-cotisé à la RRQ. Je vais payer plus que ma part toute ma vie à cause de vos folleries, vous vous en sauverez pas encore en évitant de payer votre part dans vos dernières années !

    • lindany

      23 septembre 2009
      11h17

      L?article de M. Tessier démontre une méconnaissance complète du financement des services publics. Comme plusieurs, il propose une solution de facilité soit d?augmenter les impôts. Or, cette solution est la meilleure façon de s?enliser dans le sable mouvant des déficits à répétition.

      L?impression de gratuité de la plupart des services publics entraîne une surconsommation de ceux-ci et ne fait qu?empirer la situation actuelle. De plus, le financement par les impôts concentre les paiements sur la seule partie de la population qui en paie, alors que l?autre partie peut bénéficier sans restriction de toute une panoplie de services qui, en tant que société, nous n?avons peut-être plus les moyens de s?offrir du moins selon les critères actuels.

      Augmenter les impôts revient à donner au gouvernement des revenus supplémentaires qu?il pourra dépenser à sa guise sans que l?argent ne soit alloué aux endroits où il devrait l?être. Accroître les revenus de l?État, peu importe le parti politique au pouvoir, crée un incitatif à de nouvelles dépenses et à un élargissement de son rôle dans l?économie.

      Pour corriger le problème des finances publiques au Québec, il est important de responsabiliser la population. Elle doit prendre conscience que les services publics ne sont pas gratuits et qu?ils doivent être utilisés de manière raisonnable. Évidemment, les opposants à la tarification vont ressortir les problèmes de la régressivité à l?effet que les personnes à faible revenu feront les frais de ce mode de financement.

      Je suis tout à fait d?accord d?apporter certains aménagements pour que ces personnes ne soient pas exclues des bénéfices des services publics. Le gouvernement a déjà annoncé d?ailleurs qu?il entendait mettre en place des mécanismes à cet effet.

      Mais il faire éviter de dramatiser avec ces effets négatifs. Permettez-moi un exemple fort simple qui revient à chaque année lorsque Hydro-Québec demande des hausses de tarifs pour l?électricité. Les coûts supplémentaires que devraient supporter les ménages à faible revenu ne représentent qu?environ 1 $ par mois puisque ces personnes habitent de petits logements ou même se chauffent à l?huile. Le fait de réclamer un gel des tarifs ne représente pas un gain très significatif pour ces ménages bien qu?un dollar quand on est sous le seuil de pauvreté est très important.

      À l?opposé, les ménages à revenus élevés réalisent un gain de 50 $ à 100 $ suite à ce gel. Les grands gagnants de l?effet d?un gel sont donc du côté des mieux nantis. Ne serait-il pas préférable de hausser les tarifs et avec les revenus supplémentaires générés, en remettre une partie aux ménages à faible revenu pour qu?ils puissent supporter plus facilement cette hausse? Un coût élevé de l?énergie permettrait de réduire notre consommation en rentabilisant notamment les coûts d?une meilleure isolation sans que ce ne soit les ménages à faible revenus qui en fassent les frais.

      Accroître la tarification impose également une ligne de conduite que le gouvernement doit respecter. On ne doit pas augmenter les tarifs pour simplement augmenter les revenus de l?État et dépenser les sommes recueillies selon son bon vouloir. La tarification signifie de charger un prix pour un service selon son coût et les sommes recueillies doivent rester dans le secteur pour lequel ils ont été recueillis.

      Ainsi, le fait d?instaurer des péages sur les routes ne doit pas servir à payer les frais de santé ou à financer de nouveaux programmes de dépenses dans le domaine social. L?argent doit servir pour l?entretien et la réparation du réseau routier. C?est là le point fort de la tarification qui donnera une garantie au contribuable que l?argent recueilli sera affecté à certains usages bien précis et il sera du devoir de tous et des journalistes en particulier de dénoncer les mauvais usages.

      De plus, l?application d?une tarification efficace permettrait de mieux utiliser les infrastructures en place en optimisant leur capacité ce qui nous éviterait de devoir en construire d?autres à fort prix. L?imposition d?un tarif plus élevé aux heures de pointe permet de libérer des fonds supplémentaires qui pourraient être alloués à l?amélioration du transport en commun ce qui permettrait de réduire d?autant les bouchons de circulation.

      Ces avantages que confère la tarification, aucun impôt ne peut le faire. Il s?agit du meilleur moyen de fournir des revenus au gouvernement sans que celui-ci ne soit tenté de l?utiliser pour des dépenses additionnelles dans le seul but d?assurer sa réélection. Les finances publiques au Québec se dirigent à vitesse grand V vers un point de non-retour. Un redressement majeur s?impose à très court terme et la tarification s?avère un moyen efficace d?y arriver.

    • coolerman

      23 septembre 2009
      10h29

      HEIN !!!! Pas question d'augmenter les impôts.
      Il faut que TOUT LE MONDE PAYENT. Même ceux qui paient pas d'impôt. À mon avis le monde doit payer à l'utilisation du service. Point final.
      SVP ARRÊTER D'ÉC?URER ET D'ÉCRASER LA CLASSE MOYENNE UNE FOIS POUR TOUTE.

    • yomaurice

      23 septembre 2009
      10h29

      L'avantage des tarifs est la division que les augmentations crées. En augmentant les tarifs les divers secteurs de la société se battront individuellement pour éviter une hausse (ou la réduire) les uns attaquant les autres ne voyant pas qu'au final c'est tout le monde qui payera plus. Quoi de mieux que de monter les automobilistes contres les motocyclistes, de monter les étudiants de l'université contre les secteur professionnels, les industriels contre les travailleurs. Toutes des faces de la même médailles. Alors qu'instaurer une taxe (nouvelle) sur toute forme de pollution ou de l'élimination des subventions, il ne saurait pas en être question. L'augmentation des taxes ou de l'impôt serait une mauvaise stratégie pour le gouvernement car il n'y aurait pas de division, tous pourraient se sentir concernés par la même cause...

    • allenzheimer

      23 septembre 2009
      10h29

      Je suis complètement d'accord avec vous Mr Tessier.
      En ces tems difficiles,je suggère des taxes spéciales sur les produits de luxe et l'électricité n'est pas un produit de luxe, cependant au-delà d'une consommation moyenne à déterminer,les coûts pour ce service pourraient être majorés progressivement.Cette approche aurait en plus l'avantage d'obliger les gens à économiser cette ressource et ceux qui doivent chauffer une maison de 12 pièce pour deux personnes ne feront pas de vagues,ils en ont les moyens.
      Je serais naïf de croire que le système de pots-de-vin et autres passe-passe qui éclaboussent Montréal ces temps-ci soient particuliers à cette ville, mais le gouvernement Charest ne veut surtout pas ouvrir cette boite de Pandore,il aime mieux confier quelques cas à la police qui elle est sous les ordres du très subtil ministre Jacques Dupuis...Faut avoir confiance...!
      Si il est vrai que des factures aient été augmentéés de 25 à 35% à Montréal, imaginez la même incurie volontaire au niveau du Québec! Rien que pour l'asphalte pour commencer. Là il y aurait des économies importantes mais il faudrait peut-être agrandir certaines prisons.

    • glucom

      23 septembre 2009
      11h17

      Prenez le temps d'ecrire au PLQ sur leur site WEB. Mon dernier commentaire etant l'acceptation de ma part de hausse de tarif (services publiques) seulement et SEULEMENT lorsque j'aurai la certitude que le gouvernement a fait le menage dans ces finances et dans les fraudes EVIDENTES qui nous font perdre des millions voir des milliards de dollars. Le meilleur exemple est dans le domaine de la constrution, ou le travail au noir et les paiements fait en dessous de la table sont maintenant la norme!

    • perussemarc

      23 septembre 2009
      11h18

      Pour rajouter au commentaire que j'ai envoyé hier (qui n'est toujours pas publié, mais je suis sûr que ça ne saurait tarder), concernant le gras dans lequel on pourrait chercher de l'argent, on pourrait revoir la tarification d'hydro-québec de sorte que ce soient les premiers kWh qui coûtent moins cher. En établissant un seuil de consommation normal, on pourrait exiger plus pour les kWh d'extra, ce qui serait un bon moyen d'augmenter les revenus de l'État tout en encourageant le monde à diminuer sa consommation d'électricité. On pourrait taxer les commande à l'auto, ainsi décourager le monde à recourir à la malbouffe de même que diminuer les émissions polluantes des véhicules qui tournent au ralenti inutilement.

    • gteas28

      23 septembre 2009
      11h18

      Si vous donnez un autre 1000$ au gouvernement du Québec, vous pensez vraiment qu?il sera « bien investi ». La vérité M. Tessier, c?est que l?argent des contribuables au Québec n?est justement pas « biens investi ». Considérant le haut taux d?imposition et de taxes au Québec, si cet argent était « bien investi » le Québec serait une société modèle. Or, c?est loin d?être le cas. Chaque année des millions de dollars provenant de la poche des contribuables sont très mal utilisés, voire gaspillés. Mais si vous croyez le contraire, alors je ne peux que vous encourager à donner un autre 1000$ au gouvernement du Québec. Pendant que cela vous donnera bonne conscience, vous pouvez être certain que votre argent ne sera pas « bien investi ». Quand je lis des propos comme les vôtres, qui sont empreints d?une naïveté déconcertante, je me dis que je suis tellement heureux de ne plus habiter au Québec. Mais cela ne m?empêche pas d?être attristé par le fait de voir le Québec faire du surplace et de se faire croire que c?est le meilleur endroit où vivre.

    • claularo

      23 septembre 2009
      11h10

      Cher M. Tessier, la gratuité et la basse trarifcation engendrent la surconsommation. Et c'est ce que les québécois réussissent à faire mieux que nulle part ailleurs. D'accord pour maintenir les prgrammes d'aide à ceux qui sont plus démunis, mais de grâce cesser cet entêtement à tout vouloir de façon gratuite ou presque.
      Il faut absolument arrêter de pelleter par en avant.
      Citation: "Nous n'avons pas hérité la planète de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants"

    • partisanx

      23 septembre 2009
      11h10

      Pas vraiment d'accord mon cher Benoit,

      Je convient que les services publics essentiels (routes et transports en commun, santé, éducation) doivent être assumés en grande partie, sinon en totalité, par l'État.

      Les routes (que vous avez oubliées?) sont indispensables à la bonne santé d'un état ou d'un pays. Depuis plus de 30 ans, les impôts payés par nos prédécesseurs et par nous-mêmes ont été utilisés à beaucoup d'autres choses. Résultat, des ponts dangereux et meurtriers, des routes affreuses, des retards coûteux. On fait des gorges chaudes aujourd'hui des milliards que le gouvernement va dépenser mais c'est oublier qu'il a empoché les revenus sans rien faire depuis 30 ans. Autant au PQ qu'au parti Libéral...

      Les transports en commun ? Oubliés par les gouvernements... Tout le monde est pour la vertu et moi le premier, je préfèrerais prendre le métro ou l'autobus... s'il passait plus souvent et qu'il y avait un peu de place...

      La santé ? Tout les citoyens doivent avoir accès à un service gratuit. Mais pourquoi ne pas baliser les services offerts ? Par exemple, je suis tout à fait d'accord de ne pas soigner gratuitement un fumeur ou un alcoolique. Comme je suis tout à fait d'accord d'exiger un ticket modérateur après un nombre de visites minimal. Par exemple, disons que 12 visites annuelles pour des examens de routine, c'est suffisant ? Après cette limite, on doit faire payer l'utilisateur. Si le citoyen a vraiment besoin de soins, cela ne compte plus. Vous devez comprendre que ce qui doit cesser, ce sont les exagérations. Pas les services.

      L'éducation ? Je suis plutôt pour une école encore plus engagée et financée par l'État mais encore, à certaines conditions. Les parents doivent comprendre que l'éducation de leurs enfants, c'est leur responsabilité. Une école gratuite ou les parents ne participent en rien au financement incite au désengagement. Il y a des fais à encourir et ce n'est pas toujours à l'Etat à payer. Uniforme obligatoire, heures de cours beaucoup plus longues, activités sportives obligatoires, etc... on doit revenir aux sources.

      L'eau et l'électricité devraient être gratuites pour les citoyens et beaucoup plus chère pour les entreprises.

      Là ou je ne suis pas d'accord, c'est lorsque par manque total d'imagination, les gouvernements ne pensent qu'à augmenter les taxes ou les impôts. Nous sommes déjà trop taxés. Au contraire, il faut réduire les taxes et les impôts.

      C'est le comment qui est important.

      D'abord en exigeant du gouvernement qu'il se concentre sur les services essentiels. et qu'il laisse aux entreprises privées les autres services. Cela créera de l'emploi et diminuera les couts reliés au fonctionnement de l'État.

      Quelques exemples :
      Les garderies à 5$, oups non, 7$... et certainement bientôt plus. Il aurait été beaucoup plus simple de légiférer sur les garderies et de les obliger à se conformer aux règles.
      Le financement des festivals, des spectacles, des films de tout acabit. Si votre spectacle est tellement mauvais que vous perdez de l'argent, pourquoi est-ce que l'État paierait pour ???
      Les généreuses conditions de travail des syndiqués de la fonction publique : aucun employé du secteur privé n'a des conditions semblables parc qu'il ne peut se les payer. Retraite après 25 années de travail ? impossible au privé. Fond de retraite garanti et indexé ? impossible au privé. Semaine de 32 heures de travail ? impossible au privé. Et j'en passe...
      Pourquoi ne pas fermer l'ENAP? Manifestement, cette école ne forme que des cancres incapables de gérer quoi que ce soit...
      Il y a des centaines de programmes bidons qui ne servent bien souvent qu'à protéger des emplois de fonctionnaires...
      Et pourquoi pas une limite de temps au BS ? comme pour le chômage ?

      La réalité, c'est que les citoyens vomissent suffisamment d'argent en taxes et impôts de toutes sortes. La réalité, c'est que l'argent est mal géré. En donner plus ne règlera pas le problème, cela ne fera que l'augmenter.

      Si le gouvernement ne peux administrer ce qu'on lui donne actuellement, croyez-vous vraiment qu'il saura s,amender et boucler ses fins de mois... sérieusement ? Non, vraiment, sérieusement ? Poser la question, c'est déjà avoir la réponse...

      Il y a assez d'argent. Les élus doivent apprendre à le gérer correctement. Et leurs employés aussi. Sinon, foutez-les à la porte et engagez des entrepreneurs... vous verrez comment soudainement les choses s'améliorent...

      Non aux augmentations d'impôts et de taxes. Assez, c'est assez...



    • jeannedulys

      23 septembre 2009
      11h09

      Le problème monsieur Tessier, c'est que plus on leur en donne et plus ils en dépensent.

      On n'est de plus en plus pris à la gorge à chaque mois et en même temps on n'a de moins en moins de service !!

      Ça ne règlerait pas le problème, faire un gros ménage ça serait mieux...

    • linuse1

      23 septembre 2009
      11h08

      Moi qui suis déjà sous le seuil de la pauvreté...Non par choix mais par obligation.
      Je trouverais très difficile de voir mon électricité monté encore, mes denrées et mes produits de première necessite me couter plus cher que ça ne l'est présentement. Et je viens par surcroit d'une regions ou j'ai besoin d'avoir ine automobile faute de tranport en commun. Je fait quoi moi si tout augmente mais pas ma paye..Je ne le sait plus et après ont se demande pourquoi le taux de dépressions et de suicide augmente au Québec...

    • fidopro

      23 septembre 2009
      11h08

      Heureusement que nous avons le droit d'être en désaccord...
      Nous sommes déjà parmi les peuples les plus taxés. Y a-t-il moyen de revoir l'offre de service de l'ajuster à nos moyens? Y a-t-il moyen d'optimiser l'efficacité et l'efficience de ces mêmes services pour en avoir pour notre argent?
      Quand cela aura été fait, et seulement quand cela aura été fait, nous pourrons analyser comment augmenter les revenus du gouvernement, et je préfèrerais de loin des hausses de frais et de taxes plutôt que d'impôts, quitte à fournir des crédits aux plus démunis.
      On est tanné de payer! Particulièrement quand on en n'a pas pour notre argent! C'est-tu assez clair?

    • etmoi

      23 septembre 2009
      11h08

      Parfaitement. Et augmenter le coût des garderies à 8 $ ou davantage, compte-tenu du coût réel de ce service partout ailleurs.

      Partout dans les pays développés, les services que l'on paye sont liés à la qualité des services rendus. Prenons l'exemple de l'état du réseau routier...

      Pourrions-nous accepter l'augmentation de notre contribution aux services de l'émission des permis de conduire et d'immatriculation des véhicules compte-tenu du service rendu ? ...

      Sont-ce des critiques de cette mouture qui auront fait louvoyer notre bon gouvernement ces dernières heures ?

    • clb16

      23 septembre 2009
      11h07

      ''Ces mêmes 1000 $, bien investis dans nos services publics, peuvent d'un autre côté faire la différence entre le choix - ou non - pour un étudiant de s'inscrire à l'université.''

      Bien investis??!??! Faites-moi rire....Comme si les gouvernements savaient gérer notre argent.

      Pourquoi, quand il est question du budget, faut-il toujours augmenter les revenus, soit par des hausses d'impôts, soit par des hausses de tarifs? Pourquoi ne peut-on jamais réduire les dépenses?

      Pourquoi, quand il est question du public, l'équation est toujours: plus de services (ou de meilleurs services) = coûts plus élevés?

      Je suis administrateur dans le privé depuis plus de 20 ans, et mon mandat est clair: assurer la qualité du service aux clients tout en réduisant les coûts, et ce, malgré les hausses de salaires, énergie, matières premières etc. Si je n'y arrive pas, je perds mon poste. C'est aussi simple que cela.

      Ce ne sont pourant pas les administrateurs et haut-fonctionnaires qui manquent dans le public. Alors pourquoi ne peuvent-ils jamais améliorer les services dans les transports en commun, dans les hopitaux, bref dans tous les domaines, peu importe le niveau de gouvernement, sans que ça nous coûte plus cher??? Il serait peut-être le temps de commencer à évaluer la performance de ces 'administrateurs' selon de nouveaux critères, et de foutre à la porte les incompétents, ça nous ferait déjà de belles économies!


    • andre777

      23 septembre 2009
      11h07

      Je favorise une hausse de la taxe de vente (TVQ) car les mieux nantis consomment plus aussi ils paieraient en conséquence; il pourrait aussi y avoir une hausse des tarifs annuelle basée sur la hausse du coût de la vie, ce qui serait correct pour tous et nos gouvernants n'auraient pas à se casser le tête à chaque présentation du budget. Je pense aussi qu'il serait juste que nos éternels étudiants se partagent les coûts qu'ils engendrent.

    • perussemarc

      23 septembre 2009
      10h50

      Je suis en grande partie en désaccord avec votre proposition d'augmenter les impôts, mais je suis d'accord qu'il ne faut pas adopter une attitude utilisateur-payeur pour les services publiques. En ce sens, la taxe de vente provinciale pourrait être reformulée pour cibler les items qui ne sont pas considérés comme essentiel et ainsi être augmenté. Il pourrait y avoir même une taxe pour les produits luxueux. Par exemple, les vêtements griffés, les voitures de luxe, les maisons inutilement grosses... pourraient avoir une taxe supplémentaire de 2%. Pour ce qui est de l'augmentation des impôts, il faut cibler au bon endroit. Au lieu d'augmenter le pourcentage à tous les niveaux, je crois qu'on pourrait définir une nouvelle braguette d'imposition et ainsi aller chercher les impôts dans la portion du revenu qui sert à surconsommé. Je suis sûr que cette approche serait considérée très communiste, mais je la trouve plus juste.

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