• Accueil > 
    • Sciences 
    • > Un oiseau et ses miettes de pain bloquent le LHC 

Un oiseau et ses miettes de pain bloquent le LHC

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Le grand collisionneur à hadrons du Cern. ... (Photo: AFP)

Agrandir

Le grand collisionneur à hadrons du Cern.

Photo: AFP

Agence France-Presse
Genève

Des miettes de baguette de pain lâchées par un oiseau sur une installation extérieure de l'accélérateur de particules (LHC) du Centre européen de recherche nucléaire ont provoqué un court circuit la semaine dernière déclenchant un «faible» réchauffement de la machine, a indiqué lundi le CERN.

Le mardi 3 novembre, «un oiseau transportant une baguette de pain» s'est aventuré près des installations extérieures du Grand collisionneur de hadrons, l'accélérateur de particule le plus puissant au monde en cours de redémarrage après un an de panne, explique le CERN.

L'oiseau, présumé être une chouette, «a pu échapper sans dommage mais il a perdu son pain», précise-t-il dans une note interne dont l'AFP a obtenu une copie.

Le choc «a provoqué un court circuit sur une installation électrique extérieure alimentant les secteurs 7-8 et 8-1 du LHC» qui a lui-même déclenché «une interruption des opérations du système cryogénique du LHC», ajoute le CERN.

Spécifiant qu'il s'agissait de «miettes ou morceaux de pain», une porte-parole du centre de recherche nucléaire situé à la frontière franco-suisse, Renilde Vanden Broeck, a souligné qu'il y avait eu «un faible réchauffement du zéro absolu (-273,15°C) à -268 degrés celsius mais que la machine n'avait pas été arrêtée».

«Tout est revenu à la normale quelques heures plus tard, et les opérations ont pu reprendre dans la nuit du 5 novembre», a-t-elle souligné.

«L'incident a été identique aux effets d'une coupure de courant normale, pour laquelle les systèmes de protection de la machine sont très bien préparés», assure encore le CERN dans sa note.

Le Centre européen de recherche nucléaire se veut prudent, échaudé par les déboires de son joyau de plusieurs milliards d'euros qui doit permettre des progrès dans la connaissance de la composition de la matière et de l'univers.

Il procède actuellement aux opérations de refroidissement du LHC, nécessaires à son redémarrage prévu mi-novembre, plus d'un an après deux pannes successives qui avaient suivi de quelques jours son lancement officiel en septembre 2008.

La deuxième panne, sérieuse, avait endommagé 53 aimants qui ont du être réparés ou remplacés. De même, de nouveaux systèmes de sécurité ont été installés le long de l'anneau de 27 km de circonférence enterré à 100 mètres sous terre de part et d'autre de la frontière franco-suisse, près de Genève.

La construction de cet instrument de physique d'une précision inégalée a pris plus de douze ans, mobilisé 7.000 physiciens et coûté plus de 3,76 milliards d'euros.

Le CERN compte reprendre ses recherches sur le LHC fin décembre-début janvier date à laquelle il va tenter de pousser ses deux faisceaux de particules à une énergie de 3,5 téraélectronvolts (TeV), soit trois fois et demi la puissance maximale de son concurrent du Fermilab de Chicago (USA).

Les physiciens espèrent que les collisions des faisceaux de protons lancés à une vitesse qui frôle celle de la lumière, leur permettront de trouver la preuve de l'existence des particules éphémères comme le boson de Higgs, à l'origine de la notion de masse en physique théorique, ou apprendre de quoi est faite de la matière noire.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer