Les secrets du bras canadien

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Julie Payette dans l'espace

[ Sciences ]

Julie Payette dans l'espace

Suivez l'aventure de Julie Payette dans l'espace à bord de la navette Endeavour et de la Station spatiale internationale. »

Les secrets du bras canadien

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Photo AFP

Mathieu Perreault
La Presse

L'Agence spatiale canadienne a dévoilé hier certains des secrets du bras robotique de la Station spatiale. Les journalistes ont été invités à essayer le simulateur de bras canadien à Saint-Hubert. Leur tâche: reproduire l'une des missions remplies par Julie Payette à bord de la navette Endeavour.

La tâche en question, accomplie le samedi 18 juillet par Mme Payette, était d'aligner le bras sur une section de la galerie externe du laboratoire Kibo, située dans la soute. Force est de constater que des jours et des jours de pratique sont nécessaires pour y arriver rapidement. Il a fallu une bonne quinzaine de minutes de tâtonnements à La Presse, qui avait pu tester le simulateur en février dans le cadre d'un article sur le processus de sélection des astronautes.

 

«Tous les astronautes qui ont à manipuler le bras doivent passer deux semaines ici», explique Christophe Belzile, ingénieur en mécanique qui est instructeur robotique à l'Agence spatiale. «Ils passent 70% de leur temps avec ce simulateur.» En tout, 500 personnes ont suivi la formation depuis 10 ans, dont 100 astronautes - les autres sont des contrôleurs et des employés d'agences spatiales d'autres pays.

Pourquoi le bras robotique n'est-il pas automatisé? «Il pourrait facilement transpercer un module habitable en cas de problème, dit M. Belzile. Alors on limite les opérations automatiques aux manipulations répétitives situées loin de la station ou de la navette, et on ne fait pas de mouvement de plus de quelques mètres.» De même, les manipulations ne sont généralement pas faites à partir du sol parce qu'il existe un délai d'une douzaine de secondes pendant lequel une catastrophe pourrait se produire.

Une portion de chaque manipulation est toutefois automatisée: les derniers 12 à 15 cm entre la «main» du bras robotique et sa cible. Il faut dire que les manipulations sont souvent complexes. Dans le cas du 18 juillet, Julie Payette a dû échanger à deux reprises le porche japonais avec le bras robotique de la navette, manipulé par un autre astronaute, parce que le bras robotique de la station devait changer de point d'ancrage sur la poutre centrale de la station.

La navette Endeavour devrait atterrir en Floride à 10h52, heure de Montréal, avec à son bord la cosmonaute canadienne.

 

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