Sebrango joue les héros dans une victoire de l'Impact

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Sebrango joue les héros dans une victoire de l\'Impact

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Eduardo Sebrango a célébré avec Nevio Pizzolitto après avoir marqué son deuxième but du match à la 77e minute.

Photo: André Pichette, La Presse

Stéphanie Morin
La Presse

Ceux qui pensaient avoir le temps de s'acheter une petite bière au début de match ont dû l'avaler de travers en attendant la foule hurler «GOOOOOAL !» Ils venaient de rater le premier des deux buts d'Eduardo Sebrango dans la victoire de 2-0 de l'Impact contre le Santos Laguna dans le premier match de quart de finale de la CONCACAF.

Le ballon ne roulait que depuis cinq minutes quand Sebrango a ouvert la marque avec une frappe rapide au ras du sol. Oswaldo Sanchez, Saint-Oswaldo, s'est jeté au sol en s'étirant de tout son long. Sans succès.

«Je pense qu'un des défenseurs a eu la dernière touche sur le but, mais si on me le donne, je vais le prendre», a lancé Sebrango tout sourire.

Sur le deuxième but de l'attaquant cubain naturalisé canadien, marqué à la 77e minute, il n'y a eu aucun doute possible. Sebrango a profité d'un cafouillage de la défensive pour envoyer le ballon derrière Oswaldo Sanchez, avancé très loin hors de son but.

«C'est le sommet de ma carrière», croit Sebrango, qui a réussi au-delà de toutes espérances son retour dans le giron montréalais après trois saisons avec les Whitecaps de Vancouver. «La vérité, c'est que je sens que je fais partie de l'Impact depuis longtemps, puisque quand j'étais à Vancouver, j'ai marqué deux buts contre le Toronto FC pour permettre à l'équipe de se qualifier!»

Pas de rouille

Peu de gens avaient prévu pareil scénario. Les joueurs de Santos, disait-on, étaient de fins techniciens, qui pouvaient s'échanger le ballon un bon bout de temps avant que les adversaires puissent mettre la patte dessus.

C'est le contraire qui s'est passé sur le gazon synthétique du Stade. L'Impact a réussi à garder le ballon loin des Mexicains, multipliant les passes courtes, précises. Pas de rouille, ni de jambes de béton. On aurait juré que les Montréalais étaient au milieu de leur saison tellement les joueurs réussissaient à se retrouver facilement au milieu des gilets noirs et verts de l'adversaire.

«On a eu un excellent camp d'entraînement en Italie, dit Sebrango. On s'est bien préparé et pour ce match, la stratégie des entraîneurs était parfaite, surtout en défensive.»

Jordan veille au grain

Le Santos a eu plusieurs chances de niveler le score, surtout en seconde demie. Cristian Bénitez a démontré pourquoi on l'avait choisi joueur de l'année en 2008 dans la ligue mexicaine. Il a envoyé quelques solides frappes en direction du gardien Matt Jordan. Sans succès. Le cerbère montréalais a été solide pendant les 90 minutes de jeu.

«Matt a été fantastique, dit l'entraîneur John Limniatis. Ce n'est pas une surprise. On sait qu'on peut compter sur lui.»

Selon l'entraîneur-chef de Santos, Daniel Guzman, la surface synthétique ultra rapide du Stade n'a pas aidé leur cause. «C'est un facteur important. Mais on n'a pas réussi à capitaliser sur nos opportunités de marquer. On a eu un calendrier très chargé lors des derniers jours et je constate que nos deux attaquants, Cristian Benitez et Matias Vuoso n'ont pas été aussi précis que l'on aurait souhaité. L'Impact a aussi su profiter de nos erreurs ; nous n'avons pas été suffisamment attentifs.»

Chose certaine, les 55 571 spectateurs, peu importe leur allégeance, ont apprécié le spectacle. Au milieu de la première demie, la vague déferlait déjà dans le Stade et on entendait résonner les olé-olé. Il y avait de l'ambiance dans le Bol, et pas juste un peu!

«Cette nation n'est pas une nation de hockey, mais une nation de soccer, a lancé un Sandro Grande un brin exalté en fin de match. L'ambiance était extraordinaire.»

Le plus dur reste à faire

John Limniatis était loin de jubiler après le match. L'entraîneur-chef de l'Impact préférait rester prudent.

« Rien n'est gagné, dit-il. On a remporté la première manche, mais la prochaine (le 5 mars à Torreon) sera encore plus difficile. Ils vont être très physiques. La situation n'est pas parfaite, mais on a eu exactement ce qu'on voulait. On va devoir protéger l'avance de deux buts. Mais évidemment, on va là-bas pour gagner.»

Son vis-à-vis mexicain, Daniel Guzman, affichait le même calme. Et fait, il a même joué au mec que rien n'étonne. «Nous nous attendions à ce résultat.» Oui, bon...

«Le match a été une expérience d'apprentissage. Je ne doute pas qu'on va rebondir lors de notre prochain match, à domicile. On va remonter la pente. Et nous allons marquer plus de buts.»

Il n'entend pas bousculer son alignement, ni revoir sa stratégie pour le second match. «Il n'y aura pas de changement important. On va continuer à jouer de manière offensive, mais jouer à domicile va être un facteur important.»

John Liminiatis a le même plan de match: pas de changement en vue. «On va continuer le travail commencé pour ce match, continuer à peaufiner les détails. Rien de ce qu'on a vu mercredi soir nous a surpris. On savait ce qu'ils allaient faire. On va travailler encore plus fort.»

Avant de travailler, les joueurs vont se reposer une journée. Demain matin, l'équipe s'envole pour Houston pour un match amical, samedi matin, contre le Dynamo. Dimanche, on va poursuivre l'entraînement à Houston. Lundi on s'envole pour le Mexique et on va s'entraîner là-bas jusqu'au match de jeudi.»

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