• Accueil > 
    • Vivre 
    • > Recherchées: vaches canadiennes pour fromage unique 

Recherchées: vaches canadiennes pour fromage unique

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

La laiterie Charlevoix, où l'on fabrique le fromage 1608... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

La laiterie Charlevoix, où l'on fabrique le fromage 1608 et plusieurs autres.

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Stéphanie Bérubé
La Presse

Le 1608 n'a pas un an de vie et déjà, il est si populaire que des fromagers de Charlevoix cherchent de nouveaux producteurs laitiers qui seraient intéressés à s'installer près de chez eux avec un petit troupeau de vaches canadiennes.

Le 1608 est ce fameux fromage de la laiterie Charlevoix, lancé à l'automne. On en avait fait grand cas car au-delà du fromage, il y avait un autre mandat: ramener une race perdue dans la région de Charlevoix. La vache canadienne a été délaissée au fil des ans au profit de la populaire Holstein, plus productive. Il n'y en a plus beaucoup dans les étables de la province. Environ 500 au Québec et moins de 250 de race pure, dans tout le monde.

L'idée de la laiterie Charlevoix a vraisemblablement fait vibrer des cordes sensibles.

«Ce n'est pas juste un outil de marketing, on veut que des jeunes s'installent ici, explique Jean Labbé, rencontré cette semaine à la fromagerie de Baie-Saint-Paul. C'est une question d'occupation du territoire.» La laiterie donne 10cents supplémentaires à l'agriculteur pour chaque litre de lait de vache canadienne. À la fin de l'année, ça peut représenter un revenu additionnel de 20 000$.

«Ça leur permet d'avoir un niveau de vie intéressant, explique M. Labbé, avec de petits troupeaux, de 30 à 40 vaches.»

Le fromager utilise aussi le précieux lait pour faire un caramel et un glacier du village en met dans sa crème-glacée. Il n'y a, pour l'instant, que deux troupeaux de canadiennes dans la région. Le fromager se rend directement chez les producteurs chercher le précieux lait dans la citerne, au besoin.

«On voulait aussi trouver une façon d'arrêter la mort des fermes, explique Jean Labbé. On croit que ça fait aussi partie de notre mandat et c'est comme ça qu'on va se démarquer.»

Malgré une impressionnante mise en valeur d'une agriculture de niche, Charlevoix a perdu presque la moitié de ses fermes durant les 25 dernières années.

Pour augmenter la production de 1608, la fromagerie a construit une toute nouvelle salle d'affinage. Les meules sont affinées deux mois. Elles pourraient l'être plus longtemps, explique Jean Labbé, mais la popularité du fromage ne le permet pas pour l'instant.

Et sa réputation a dépassé le Québec. Après un article dans le Globe and Mail, le fromager Labbé a reçu un appel émotif d'une consommatrice potentielle de l'Ouest, une dame en pleurs qui avait des souvenirs liés au fromage fait avec du lait de vaches canadiennes. La fromagerie de Charlevoix ayant un permis national, elle peut vendre ses produits à l'extérieur de la province, ce qu'elle fait. Pour l'instant, 80% du 1608 est vendu au Québec, le reste, dans les autres provinces. Il pourrait y en avoir plus, mais il faut maintenant plus de lait.

Rêviez-vous d'un retour à la terre?

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer