Galilée en chair et en os à Montréal

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Le spectacle Moi, Galiliée est présenté à Montréal... (Photo: fournie par le Planétarium de Montréal)

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Le spectacle Moi, Galiliée est présenté à Montréal jusqu'au 10 janvier.

Photo: fournie par le Planétarium de Montréal

 

Martine Bouliane
La Presse

Quelque 400 ans après sa mort, Galilée reprend vie ces jours-ci dans le cadre d'un spectacle théâtral présenté au Planétarium de Montréal.

Dans Moi, Galilée, le rôle du célèbre scientifique est interprété par Pierre Limoges. Il parle de son histoire, de ses travaux scientifiques et, surtout, de ses découvertes. Le personnage en chair et en os interagit avec des personnages virtuels, dont celui de sa fille Virginia.

 

Il s'agit d'une nouveauté pour le muséum-nature montréalais, qui compte déjà répéter l'expérience dans le nouveau Planétarium qui sera construit près du Biodôme et dont l'ouverture est prévue pour 2012. «C'est la première fois que nous n'utilisons ni un narrateur ni un animateur, mais quelqu'un qui joue un rôle. On veut que nos spectacles soient moins passifs, que ça devienne des expériences», note Pierre Chastenay, astronome et producteur délégué de Moi, Galilée.

Le spectacle souligne le fait que 2009 a été décrétée, notamment par l'UNESCO, l'Année mondiale de l'astronomie. Ce qui rappelle que les premières observations faites au télescope par Galilée ont eu lieu il y a exactement 400 ans.

Bien que certains lui attribuent la paternité de cette invention, il a plutôt amélioré l'outil et a été le premier à le tourner vers le ciel. «À l'époque, regarder dans cette lunette, c'était un peu comme observer le ciel à travers une paille. Malgré les limitations et les difficultés, il a eu la persévérance de faire ces observations. En astronomie, on parle d'un avant et d'un après Galilée», dit M. Chastenay.

Aujourd'hui, on tente de créer des télescopes de huit à dix mètres de diamètre. L'ouverture toujours plus grande permet de capter davantage de lumière et, ainsi, de voir dans le ciel des objets moins lumineux et plus éloignés. Rien à voir avec les quelques millimètres d'ouverture de Galilée.

Ce dernier a tout de même réussi à observer les quatre lunes de Jupiter ainsi que les phases de Vénus, remettant ainsi en cause la théorie géocentriste populaire à l'époque. «En fait, c'est peut-être le premier scientifique moderne, puisqu'il mettait de l'avant ses observations de la nature pour l'expliquer», note M. Chastenay.

Le spectacle permet de découvrir les travaux et les expériences de Galilée dans les décors des villes italiennes où il a vécu, séjourné et travaillé. Des images panoramiques de Padoue, Rome, Florence et Pise sont présentées sur le dôme.

Le spectacle a été créé en collaboration avec trois autres planétariums canadiens, soit ceux de Vancouver, Calgary et Winnipeg. Moi, Galilée est présenté à Montréal jusqu'au 10 janvier.

www.planetarium.montreal.qc.ca

Tél.: 514-872-4530

 

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