De longs processus d'agrandissement

 

Catherine Handfield
La Presse

Pour loger leur population, les réserves autochtones doivent agrandir leur territoire. À l'heure actuelle, 15 des 54 réserves québécoises sont en processus d'agrandissement. C'est notamment le cas de Uashat, à Sept-Îles.

Bien que les municipalités n'aient pas droit de veto, les réserves doivent d'abord négocier avec elles pour l'aménagement du nouveau territoire. Si le projet est approuvé, le gouvernement fédéral finance l'achat des terres.

«Cette démarche dure plusieurs années, explique Hélène Bastien, gestionnaire au bureau régional de Québec au ministère des Affaires indiennes. Il ne faut pas confondre ce processus avec la revendication des terres.»

En effet, des réserves innues négocient actuellement avec les gouvernements fédéral et provincial en vertu de leurs droits ancestraux. Elles revendiquent des centaines de kilomètres carrés.

Ces pourparlers durent depuis une vingtaine d'année en vue d'un accord sur la revendication territoriale globale des Innus. Trois tables de négociations sont en cours, dont celle pour la réserve Essipit, aux Escoumins.

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