Virage vert pour le crime organisé

Martin Croteau
La Presse

«L'une des raisons pour lesquelles le crime organisé connaît du succès est sa capacité à s'adapter sans abandonner ses marchés traditionnels», constate le commissaire de la GRC, William Elliott, qui préside le SCRC.

Des réseaux criminels récupèrent des restes de téléviseurs et d'ordinateurs, qui contiennent des produits hautement toxiques. Ils les revendent ensuite à des recycleurs en Asie et, de plus en plus, en Afrique. Cette pratique très lucrative menace la santé publique dans ces pays et viole les conventions internationales auxquelles adhère le Canada.

Le SCRC estime que le fléau atteindra un sommet entre 2009 et 2011, lorsque des millions de Canadiens et d'Américains jetteront leurs téléviseurs. C'est à ce moment que les réseaux passeront à la télédiffusion numérique à haute définition.

«C'est très payant, constate le directeur du Front commun pour une gestion écologique des déchets, Karel Ménard. Ça ne m'étonne pas que le crime organisé soit impliqué dans ça.»

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