Financement des partis: Gomery réclame une enquête publique

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Le juge à la retraite John Gomery préside... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Le juge à la retraite John Gomery préside la campagne de financement du parti Projet Montréal de Richard Bergeron.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Louise Leduc
La Presse

Le juge à la retraite John Gomery réclame à son tour une commission d'enquête publique sur les méthodes de financement des partis municipaux montréalais.

John Gomery s'est présenté en conférence de presse mardi aux côtés de Richard Bergeron. À titre de président d'honneur de la campagne de financement de Projet Montréal; de caution morale de son chef Richard Bergeron, et de père de Cym Gomery, candidate de ce parti dans Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce.Selon John Gomery, on aurait tort de se satisfaire de simples amendements aux lois électorales existantes. «Quand un patient est malade, on ne lui administre pas un traitement sans savoir d'abord la nature de sa maladie. Nous ne connaissons pas l'étendue de la maladie qui affecte nos institutions politiques et nous ne savons pas quels seront les remèdes les plus appropriés.»

Va pour les enquêtes policières en cours, mais elles ne peuvent pas tout; les moyens des policiers sont limités et le problème est trop systémique, a insisté l'ex-juge.

De toute façon, a martelé M. Gomery, «la police est sous-financée, les procureurs de la Couronne sont débordés et sous-payés et l'administration de la justice, à Montréal comme ailleurs au Canada, s'en trouve affectée. J'ai bien peur que le Canada se soit bâti une réputation de ne pas s'attaquer aux criminels à cravate.»

Bien sûr, les réponses ne viendront pas à temps pour les élections du 1er novembre, mais la population ne doit pas cesser de demander haut et fort que la lumière soit faite.

Tout en se gardant bien d'aller plus avant dans la comparaison, John Gomery a néanmoins relevé que ce qui se passe à Montréal lui rappelle par certaines facettes une certaine commission sur les commandites qu'il a présidée. À Ottawa comme à Montréal, a-t-il relevé, «la nécessité de financer les campagnes électorales était à la base de toute la corruption (mise au jour)».

Il faut que les élections se gagnent enfin «au mérite des programmes et des candidats» et non plus parce qu'on les achète, a plaidé le juge Gomery.

Pour sa part, Richard Bergeron a insisté sur le fait que son parti s'est donné des règles très strictes pour éviter de contracter «des dettes envers de généreux donateurs qu'il (lui) faudrait ensuite rembourser».

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