Le policier Jean-Loup Lapointe défend sa réputation

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L'enquête du coroner André Perreault sur la mort de Fredy Villanueva à Montréal-Nord. »

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Jean-Loup Lapointe, l'agent qui a fait feu sur... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

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Jean-Loup Lapointe, l'agent qui a fait feu sur Fredy Villanueva, a longuement été interrogé par le représentant de la Coalition contre la répression et les abus policiers hier. Il y a un mois, l'organisme avait rassemblé plusieurs personnes devant le palais de justice de Montréal pour dénoncer le policier.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

Caroline Touzin
La Presse

L'agent Jean-Loup Lapointe estime qu'il avait «bonne réputation» à Montréal-Nord. Le policier parlait à tout le monde dans le quartier : «Des Noirs, des Blancs, des Jaunes», a-t-il dit, mardi, à la reprise de l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva.

À sa septième journée à la barre des témoins, l'agent qui a fait feu sur Fredy Villanueva a balayé d'un revers de main les qualificatifs de «baveux» et d'»emmerdeur» que lui ont accolés des gens du quartier, notamment un chauffeur de taxi. Ces propos peu flatteurs ont été cités par des médias dans les jours qui ont suivi l'intervention qui a mal tourné, en août 2008.

Le représentant de la Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP), Alexandre Popovic, a longuement contre-interrogé le policier sur sa réputation, mardi, citant un reportage de l'émission Les Francs-Tireurs et un article du Journal de Montréal. M. Popovic s'est ainsi attiré une série d'objections de l'avocat de la Ville de Montréal, Me Pierre Yves Boisvert, ainsi que de l'avocat du policier, Me Pierre Dupras. Ces qualificatifs peu flatteurs tiennent du «colportage» et des «ragots», selon Me Dupras.

Le coroner André Perreault a d'ailleurs été très patient envers le porte-parole de la CRAP, qui posait des questions sur un ton inquisiteur, frôlant parfois le mépris. Le coroner l'a même aidé à plusieurs reprises à reformuler des questions qui ressemblaient trop à des opinions.

«En discutant avec les gens du quartier, j'ai la perception que j'avais bonne réputation. Si des gens disaient autre chose de moi en privé, je ne le sais pas», a souligné l'agent Lapointe. Même les gangs de rue le respectaient, selon lui. «Des membres de gangs de rue que j'ai arrêtés m'ont dit qu'ils appréciaient que ce soit moi plutôt qu'un autre qui le fasse», a ajouté le patrouilleur.

Le contre-interrogatoire du policier se poursuit mercredi. Au rythme (lent) où l'enquête avance, Dany Villanueva pourrait n'entamer son témoignage que demain ou vendredi. Le hic, c'est qu'il doit comparaître demain devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié. Il risque d'être expulsé vers son pays d'origine, le Honduras, en raison de ses activités criminelles. L'avocat dans sa cause d'immigration a toutefois fait savoir qu'il demanderait la remise de l'audience pour permettre à son client d'être à l'enquête du coroner.

 

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