«Nous n'avons aucune autre possibilité. Nous voulons retourner en Irak» même s'il est «très dangereux pour nous de rentrer», a déclaré l'un d'eux sous couvert de l'anonymat.
Ingénieur de formation, cet Irakien est au chômage. «Cela a été un choc pour nous. Nous n'avons pas pu trouver de travail», a-t-il expliqué.
Il fait partie d'une centaine d'interprètes arrivés avec leurs familles entre juillet et septembre 2007 au Danemark où ils ont obtenu le droit d'asile.
Douze sur 13 interprètes ayant une formation d'ingénieur sont au chômage, a relevé la vice-présidente de l'association danoise des ingénieurs Trine Skou Tindborg.
D'autres interprètes irakiens sont tout aussi mal lotis, n'ayant pas réussi à trouver un emploi dans un royaume où le taux de chômage a atteint un plancher historique de 1,7% de la population active en mai.
Dix-sept interprètes désillusionnés, contactés par la radio, ont exprimé leur intention de rentrer dans leur pays.
«C'est vraiment dommage d'en être arrivés là, car il s'agit d'un groupe de personnes qui ont fait quelque chose de spécial pour le Danemark, et nous avons une obligation envers eux», a souligné Mme Tindborg.










