Viols collectifs en RDC:  les casques bleus montrés du doigt

Entre le 30 juillet et le 2 août,... (Photo: Issouf Sanogo, Archives AFP)

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Entre le 30 juillet et le 2 août, 242 femmes et enfants ont été violés au cours de divers incidents. Les actions des casques bleus pour combattre cette barbarie, ont été qualifiées d'insuffisantes.

Photo: Issouf Sanogo, Archives AFP

Agence France-Presse
Ottawa

Les casques bleus ont failli à leur mission en se montrant incapables d'empêcher les viols systématiques dont ont été victimes des femmes et des enfants début août en République démocratique du Congo (RDC), a reconnu mardi un haut responsable de l'ONU.

Atul Khare, sous-secrétaire général de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, témoignait devant le Conseil de sécurité, dont les membres ont exprimé leur indignation à la suite des viols de masse perpétrés dans 13 villages de la RDC et ont critiqué l'échec de la mission de l'ONU dans la région, la MONUSCO, qui a été incapable de les empêcher.

Le gouvernement de la RDC est le premier responsable de la sécurité de ses citoyens, a rappelé Atul Khare. Mais, a-t-il ajouté, «nous avons clairement échoué également. Nos actions ont été insuffisantes, ce qui a eu pour effet des brutalités inacceptables contre les villageois de la région. Nous devons faire mieux».

«Je me sens personnellement coupable envers les personnes qui ont souffert de ces brutalités», a-t-il ajouté.

Entre le 30 juillet et le 2 août, 242 femmes et enfants ont été violés au cours de divers incidents, a-t-il dit, ajoutant que de nombreuses autres agressions sexuelles avaient été rapportées depuis cette date dans d'autres villages.

Le responsable onusien a indiqué que des patrouilles supplémentaires et plus systématiques avaient été mises en place dans la région. Il a également appelé à des sanctions ciblées contre les leaders des groupes responsables de ces viols.

La représentante spéciale de l'ONU pour la prévention de la violence sexuelle dans les conflits armés, Margot Wallström, a dit au Conseil de sécurité que certaines femmes avaient été violées tour à tour par cinq ou six hommes au cours de ces incidents. Elle avait déclaré le 31 août que les chefs de milices et de groupes armés de la RDC pouvaient être accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans cette affaire.


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