Une humanitaire d'expérience tombe au combat

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Séisme en Haïti

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Séisme en Haïti

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Renée Carrier      ...

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Renée Carrier

Katia Gagnon
La Presse

Renée Carrier, qui a travaillé pendant 22 ans aux Nations unies, est devenue officiellement hier, à 55 ans, la 14e victime Canadienne du séisme survenu en Haïti. Ses proches, qui étaient sur les dents depuis mardi dernier, ont reçu la funeste nouvelle lundi soir.

«Mardi dernier, on a d'abord pensé que l'édifice des Nations unies ne serait pas touché. Mais le lendemain, on a réalisé l'ampleur de la catastrophe. On espérait, on espérait, mais plus le temps passait... Je n'étais plus capable de regarder la télé et de voir ces images-là», raconte la soeur de Mme Carrier, Danielle.

 

Renée Carrier partageait son temps entre New York, où elle travaillait au siège des Nations Unies, et diverses missions à l'étranger. Elle avait notamment passé trois ans en Éthiopie et en Érythrée, et trois au Maroc. «Elle adorait son boulot et travaillait beaucoup. Elle avait acquis une très grande expérience», témoigne Danielle Carrier.

À la demande du chargé de la mission de maintien de la paix en Haïti, Hadi Annabi (qui a aussi perdu la vie dans le séisme), elle s'était rendue en Haïti il y a deux ans. C'était sa deuxième mission en carrière dans ce pays.

«Renée croyait beaucoup à ce que faisaient les Nations unies, dit sa soeur. La pauvreté, en Haïti, c'était difficile à voir pour elle. Mais la sécurité était aussi un défi.»

Bien qu'elle ait mené une grande carrière internationale, Mme Carrier avait conservé des liens très étroits avec ses deux soeurs, Danielle et Andrée, ainsi qu'avec son frère, Marc. Ils avaient grandi dans le petit village de Saint-Paul-de-Montminy, près de Montmagny, qui compte moins de 1000 habitants.

«Quand elle était en Éthiopie, on se voyait une fois par année. Mais à Port-au-Prince, on se parlait chaque semaine», raconte Danielle Carrier. «Chaque fois qu'elle venait à Montréal, elle trouvait ça dur de laisser son monde.»

Les Carrier ont pu bénéficier du soutien du personnel des Nations unies, qui a communiqué chaque jour avec eux, témoigne Mme Carrier. «On a été très bien soutenus.»

 

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